On est rentrés!!

Paysage en quittant la baie de Disko

Paysage en quittant la baie de Disko

Mieux vaut tard que jamais mais voici probablement l’une des dernières mise à jour du blog!

Nous vous avions quittés à Illulissat dans la baie de Disko quand nous partions pour le sud puis pour la traversée.

Nous sommes donc sortis de la baie de Disko (au moteur) avec un soleil magnifique et un panorama incroyable. Les baleines nous faisaient même « au revoir » avec leur queue…

Et si nous avions su, nous en aurions mieux profité. En effet, dans les 7 jours qui ont suivi, nous n’avons pas vu le soleil sauf entraperçu parfois à travers les nuages. Nous avons surtout vu le brouillard qui nous entourait puis la nuit a refait son apparition. Au début timide puis, au fur et à mesure que nous descendions, elle s’est faite une place importante dans nos quarts.

Nous avons quand même réussi à voir une baleine juste à côté du bateau dans le brouillard. En effet, il faut être plus attentif car les icebergs ne sont pas loin et le brouillard nous les révèle un peu tard.

Cela s’est illustré une nuit ou le brouillard était épais et la nuit sombre. J’étais seul, debout devant le mat car c’est, du moins je le croyais, de la que je voyais le mieux devant. Le moteur était allumé car le vent était faible mais il nous portait un peu, c’est pourquoi j’avais laissé la grand-voile. On avançait à faible allure, 3 nœuds, car on ne voyait pas grand-chose et on savait qu’il y avait des icebergs dans la zone. On en avait croisé dans la journée.

Je m’ennuyais donc à scruter la nuit avec une boule au ventre. Puis j’ai remarqué devant, au-dessus, un nuage qui paraissait un peu plus clair que les autres…

Soudain, le reste de l’iceberg s’est révélé, énorme, juste devant le bateau, à moins de 50 mètres. J’ai simplement eu le temps de courir à la barre, de virer et de mettre un peu les gaz pour contrer la grand-voile qui portait plus je ne le pensais. Nous étions à 4.5 nœuds! Nous avons donc viré à environ 10 mètres de l’iceberg puis l’avons longé (il était énorme).  Il a ensuite disparu derrière le bateau aussi vite qu’il était apparu. Et je me suis retrouvé dans le brouillard, entourés d’énormes icebergs potentiels…

J’ai donc enroulé la grand-voile et allumé le radar. Au moins, je verrai les gros arriver et les petits……. Inch Allah on passera à côté.

Bref, les icebergs la nuit dans le brouillard, ça peut être chaud. Heureusement, nous n’avons pas eu de petits icebergs sur la route cette nuit-là.

Nous avons fait la descente vers le sud du Groenland presque uniquement au moteur. Puis, nous sommes arrivés à Nanortalik. Pour faire le plein d’abord (car avec tout ce moteur nous sommes tombés en panne de gasoil juste avant d’arriver) et ensuite pour visiter un peu.

Nous y avons rencontré Zerynthia, un autre bateau Français, faisant route vers la côte est du Groenland puis l’Islande, et que nous allons suivre un peu pour les escales suivantes. Ensuite nous avons vu ce qu’était un bar Groenlandais à son apogée. Il était pourtant 16h un dimanche mais tous étaient en grande forme, c’est le moins qu’on puisse dire. On a pu y rencontrer Kareen, Suna et Augusta qui nous ont ensuite chaleureusement accueilli chez Kareen pour le café puis le repas.

Nous reprendrons la route le lendemain, direction l’entrée du fjord Prins Christiansund, à Frederiksdal. Un petit village bien sympa ou nous nous amarrerons à couple de Zerynthia sur l’unique quai du port et juste devant un iceberg. Nous avons croisé pas moins de 3 voiliers sur la route dans le brouillard.

Nos voisins de Zerynthia nous invitent à prendre l’apéro sur leur beau bateau en bois moulé. Très sympa. L’iceberg devant nous devenant un peu menaçant avec la marée qui descend, nous irons ensuite au mouillage dans le port pour la nuit.

Nous entrons finalement dans le fjord Prins Christiansund, réputé l’un des plus beaux du Groenland, … en plein brouillard ! Nous ne voyons même pas les bords du fjord, sauf par moments en se rapprochant. Nous allons à Augpilagtoq, environ à mi-chemin dans le fjord pour passer la nuit.

Petit village très sympa, nous y rencontrons une armée d’enfants qui viennent, montent, sautent, courent, grimpent, mangent, vont partout sur le bateau. Très marrant mais assez fatiguant. Au bout d’un moment trois grand-mères arrivent pour venir les chercher.

Ah non ! Elles veulent simplement monter et prendre le café en discutant. Parfait. La discussion est un peu limitée car elle passe presque uniquement par les gestes mais elles comprennent notre parcours et nous encouragent. Super sympa de rencontrer ces gens si éloignés de chez nous.

Tout ce petit monde finit par rentrer chez soi et nous nous préparons à aller au lit car nous avons décidé de partir très tôt le lendemain (5h). C’est à ce moment que Zerynthia arrive. Nous leur proposons de se mettre les premiers au quai car nous partons tôt.

Ils n’avaient pas amarrés leur bateau que déjà un raz de marée d’enfants redescendait en courant et criant vers le port pour monter !

Nous nous montrons discrets et filons au lit pour dormir un peu.

Le lendemain en route pour la station météo à la sortie du fjord. Malheureusement elle devrait être inhabitée mais elle nous permettra d’être à l’abri juste avant la sortie du fjord pour attendre une bonne fenêtre météo. Le temps n’est toujours pas fameux, il pleut mais le brouillard s’est levé et nous pouvons voir une partie du fjord qui semble effectivement magnifique avec ses glaciers qui plongent dans l’eau. Nous finissons face à un vent qui souffle en bonnes rafales (30nds).

Le quai de la station météo n’est pas très grand et il faut se faufiler entre les cailloux. Néanmoins, l’abri est plutôt bon. Malgré l’iceberg qui est juste à côté du bateau qui nous inquiète. Nous décidons finalement de le tirer puis de l’amarrer avant d’aller explorer la station. Nous réussissons à éloigner l’iceberg au prix de quelques efforts puis nous l’amarrons. Un hélicoptère passe au-dessus de nous et semble se poser à la station.

Nous allons explorer la station et rencontrons deux personnes, déposées par hélico il y a 5 min, ici pour entretenir les multiples antennes de la base. Nous leur proposons de laisser Max cuisiner ce soir et de manger ensemble.

Un bon festin, une bonne douche chaude ( !) et même internet. La soirée aura été bonne. Et demain, nous pouvons partir pour la traversée car une fenêtre météo semble s’être dessinée. Néanmoins, il nous semble inévitable de se prendre une ou deux dépressions sur la route. En espérant qu’elles ne soient pas trop grosses. Mais en plus de notre moyen de récupérer la météo sur le bateau, nous avons Thibaut, un pote météorologiste et qui nous envoie ses prévisions. Cela nous permet d’avoir deux prévisions différentes et d’être à peu près sûr de la météo. On le remercie bien d’ailleurs car il nous a été d’une grande aide.

C’est parti pour environ 10 jours de traversée, très probablement moins tranquille que la transat dans l’autre sens dans le sud. Nous partons du Groenland avec du vent et un beau temps.

Et finalement, nous sommes passés à travers les gouttes. Les fameuses dépressions qu’on devait se prendre se sont soit déviées soit affaiblies. Si bien qu’on aura fait quand même un peu de moteur mais on aura eu un vent plutôt bon, souvent de dos et une mer pas trop agitée. Et donc 9 jours et 22h plus tard (notez la précision sur les prévisions) nous arrivons à Baltimore, toujours escortés par nos amis les dauphins. Ils nous suivent depuis un moment maintenant, presque 4 jours. En revanche nous n’avons pas beaucoup vu le soleil sur cette traversée et c’est en plein brouillard que nous arrivons à Baltimore en Irlande. Nous sommes passés à moins de deux miles à côté du fameux rocher du Fastnet sans même le voir. Même les cotes de l’entrée de la passe de Baltimore nous sont presque invisibles.

On s’amarre au port et on y restera deux jours. Le temps d’embarquer un nouvel équipier : Hugues (un pote de Max) et d’attendre une bonne météo.

Ensuite direction Ouessant. Nos dauphins nous accompagnent encore une bonne partie des deux jours de trajet, puis nous laissent quand nous arrivons à l’ile. Dans le brouillard encore une fois malgré le beau temps que l’on a eu sur le trajet. Mais ça fait du bien, il fait bon et l’eau nous parait presque chaude.

Le brouillard s’est finalement levé et le soleil a fait son apparition. On restera une nuit à Ouessant. On en profitera pour se faire un bon gueuleton bien français (voire même bien breton : andouille, crêpes, cidre…).

Et enfin, back to Brest !

Départ tôt le matin pour pouvoir arriver à la marina du Moulin Blanc pas trop tard.

Une fois en vue de la marina, on entend des bruits sur notre gauche. On scrute. On sort les jumelles puis on aperçoit notre comité d’accueil au loin sur la berge ! Génial ! On a hâte d’arriver !

On nous prend les amarres en arrivant. Royal ! Et ça fait du bien de retrouver nos êtres chers ! Il fait même beau à Brest ! C’est un signe !

Nous sommes donc de retour de 8 mois de voyage. Nous avons fait 14000 miles dans l’Atlantique Nord et vu beaucoup de paysages, de décors différents, de climats différents. Ça a été incroyable !

Reste le nettoyage du bateau (un grand merci à mes parents et à mes sœurs) puis la revente, qui a été fulgurante. Je ne pensais pas que cela irait aussi vite ! Ça fait un pincement au cœur mais de toutes façons il était impossible de garder le bateau. Cela me permettra d’aller de l’avant !

Maintenant, le bateau est stationné à Brest en attendant les formalités de la vente. Et il va falloir trouver quoi faire pour la suite! 😉

PS : Allez voir dans la galerie, il y a les dernières photos! 😉

Le Groenland et sa baie de Disko !

Baie de Disko - Navigation dans les icebergs avec nos kayakistes #1

Nous passons du temps au Groenland et sommes bien décidés à en profiter !

Précédemment, nous avions touché terre à Nuuk et, une fois les douanes effectuées, nous nous sommes rendus compte qu’internet était une denrée rare au Groenland. Internet gratuit, quasi inexistant. Nous payons donc à la demi-heure.

Pas grave, on était ici pour déconnecter un peu… Nous partons donc en reconnaissance dans les hauteurs de la ville et trouvons un terrain de foot. Un petit foot avec les jeunes locaux aura malheureusement raison de la cheville d’Ugo pour une petite semaine.

Nous rencontrons plusieurs bateaux au port : les français de Kerguelen (Erwan et Adrien, que l’on recroisera) qui ont un souci avec le tube étambot de leur safran, leur bateau est au sec, Bernhard et son équipage sur son Zulumbus,  et un équipage de Danois qui partent rapidement.

Une fois le plein de gasoil, d’eau et de vivre fait, on met le cap le 28 juin vers un mouillage dans le fjord derrière Nuuk pour y passer quelques jours. Ce sera un coin plein de morues et un lieu superbe pour la rando. On en profitera pour faire le plein de morues et en faire des accras (qui dureront bien une semaine tellement le saladier était rempli).

Nous remontons l’ancre le 1er juillet pour pointer la baie de Disko, au nord, en passant par le canal intérieur car il n’y a pas de vent. Sauf au début dans le fjord, de face, ou il a fallu louvoyer par 30noeuds et quelques vagues. On est finalement contents qu’il s’arrête, ce vent.

Le canal intérieur est super. Il est sondé sur environs un demi mile de large (pas partout) et constitue la route pour voyager du nord au sud. On passe entre des ilots avec parfois juste la place pour le bateau. On voit une baleine à peine à 5 mètres du bateau puis, en arrivant à Maniitsoq, c’est un groupe entier de baleines que l’on peut observer. On a également repéré Kerguelen qui rentrait au port mais ils ne nous ont pas vus. On continue vers le nord car il faut qu’on soit le 7 juillet à Ilulissat pour récupérer Jocelyn, un ami d’Ugo. On doit donc remonter. La route intérieure n’est maintenant plus très pratique car avec un vent de face, nous n’avançons plus. Nous décidons de sortir en mer pour tirer des bords au près jusqu’à Sisimut.

On s’arrête à Sisimut le 4 juillet, pour une escale technique et de ravitaillement. Le pilote ne marche plus depuis quelques heures, assez embêtant. Nous allons aussi en profiter pour faire quelques courses. Ce sera un arrêt efficace car, arrivés le matin un peu avant midi, nous repartirons le soir même. Entre temps, nous avons, pris une douche, mangé à la cantine du coin, réparé le pilote (coup de bol, on avait juste la pièce qu’il fallait), acheté du poisson et une bouteille de gaz avec son adaptateur pour notre système.

On remet le cap vers le nord et nous profitons d’un vent de sud qui doit monter ce soir pour une journée. Cela nous fera faire des miles. Nous partons en même temps que Bernhard, que l’on a vu à Sisimut. Nous décidons de faire la route ensemble et de s’arrêter aux iles Konprinsens dans un mouillage.

Le vent de sud est là dans la nuit mais la neige aussi et sa mauvaise visibilité. La neige tient même sur le Seagloo, sacré ambiance. En revanche, nous faisons attention car il y a du vent et des icebergs.

Le lendemain, 5 juillet, nous arrivons dans la baie de Disko et le soir, nous mouillons dans les iles Konprinsens, à côté de Zulumbus. Il y a un village abandonné et, le vent nous ayant fait gagner du temps, nous décidons de passer la journée du lendemain ici et de visiter le village.

Nous repartons vers Ilulissat pour une nuit de navigation. Nous ferons un détour dans la nuit pour aider des opérations de recherche en mer mais trop de temps a déjà passé et nous remettrons le cap vers Ilulissat sans rien avoir vu.

Nous touchons Ilulissat vers midi le 7 juillet et faisons lessive et douches dans l’après-midi grâce à Mr Flemming, qui nous a gentiment ouvert les portes de son réfectoire. Encore la chance légendaire de Max car Mr Fleming était la première personne à qui il demandait, devant le supermarché, ou est ce qu’on pouvait faire une lessive.

Jocelyn arrive dans la nuit avec Ugo et nous décidons le lendemain, puisqu’il pleut, de faire une rando devant le fjord d’Ilulissat. Le jour suivant, nous partons vers le sud pour aller voir un point de vue du fjord. Les environs du fjord d’Ilulissat sont bien encombrés d’icebergs ! C’est assez impressionnant et nous devons même forcer un peu le passage, partant du mouillage, en poussant doucement quelques glaçons. Nous remontons ensuite au nord en direction de Rodebay.

Ce faisant, nous croisons deux kayakistes. Nous les saluons d’abord puis, réflexion faite, nous les rattrapons pour leur proposer une bière à bord. Il s’agit de Rodolphe et Piet, un français et un hollandais, qui font du kayak en itinérance et qui sont pour le moment à Rodebay. Parfait, nous accrochons le kayak derrière puis partons jusqu’à Rodebay ensemble. Nous nous ferons un petit restau le soir dans le superbe village de Rodebay : phoque au menu.

Nous resterons un peu à Rodebay pour y faire de la rando puis repartons le 11 juillet vers le nord à Ataa, dans une baie assez abritée. Encore, quelques jours sur place pour le menu habituel : rando, pêche, cuisine avec, petite variante un peu de kayak pour aller pêcher.

Direction maintenant le glacier d’Eqi le 14 juillet au soir. La vue est magnifique, incroyable. Le glacier se jette dans l’eau. Heureusement, la baie a été dégagée de tous ses icebergs par le vent. Nous mouillons juste devant une rivière qui, avec son courant, doit nous affranchir des icebergs qui viennent jusqu’à nous. Nous retrouvons ici Rodolphe et Peat, qui campent dans le coin.

Le lendemain, rando jusqu’au glacier puis jusqu’à la vue de l’Icecap. Superbe ! Nous verrons même de beaux morceaux de glace tomber. C’est d’ailleurs un point dangereux du coin, les morceaux de glace qui tombent peuvent créer de grosses vagues, qui remontent haut sur la rive. Nous avons fait demi-tour ce matin avec Max pour aller remonter l’annexe plus haut.

On joint Kerguelen à la VHF pour leur conseiller de venir vers le glacier. Ils doivent tenter un passage au nord mais il y a beaucoup d’icebergs et ils décident de venir au glacier. On viendra les voir le soir après leur arrivée avec un fond de bouteille de rhum pour discuter.

Nous proposons ensuite à Rodolphe et Piet de monter le kayak sur le pont pour les avancer un peu plus loin, jusqu’à Qeqertaq. Cela leur laissera un peu plus de marge pour profiter du kayak ensuite.

Nous partons donc en direction de Qeqertaq le 16 juillet et après un peu de voile, nous nous remettons au moteur pour commencer à éviter les icebergs. Le vent tombe complètement et cela devient magique. Une eau miroir, des icebergs, juste assez pour laisser le bateau passer mais en même temps suffisamment pour que l’on soit obligés de zigzaguer au ralenti. Incroyable. Le temps s’est vraiment arrêté. J’en profite pour faire des images de drone. Il me fait un peu peur car il aura des ratées au décollage, il a failli finir à l’eau car juste au moment de décoller, les moteurs se sont coupés sans aucune raison (rien affiché du moins). Le drone s’est donc déplacé de 5cm sur le panneau solaire, son aire de décollage. 5cm de plus et il tombait dans l’eau. Bref, les images sont quand même dingues. Allez voir les photos dans la galerie.

Nous arrivons dans la nuit à Qeqertaq. Une bonne nuit, un bon petit dej et nous passons la journée à visiter le village puis le soir Rodolphe propose un barbecue avec les poissons que nous avons acheté chacun (en tout 3 halibuts (flétans ?) de bonne taille). Le barbecue fut royal. Juste devant le bateau, avec, en entrée tartare concocté par Rodolphe puis poisson cuit sur la pierre avec patates au feu de bois, oignon et ail en chemise. Le tout recouvert d’huile de truffe trouvée par nos kayakistes à Ilulissat. Un régal!

Le lendemain, 18 juillet, nous trainons encore un peu au village, faisons quelques lessives et douches puis nous laissons les kayakistes pour aller sur Ritembek avant la pluie, un village abandonné. Nous y restons une journée complète, sous la pluie et repartons le lendemain, 20 juillet, pour l’ile Disko. A nous la fièvre du samedi soir !

Nous touchons terre à Godhavn le 21 juillet, une ville assez sympa avec des environs superbes pour la rando.  Notamment celle pour monter sur la calotte.

Direction ensuite le fjord plus au nord de Godhavn, Kangerluarssuk ou nous arrivons le 23 juillet. Là, une petite baie nous attend, remplie d’Artic char. Nous ferons également, en plus des festins, pleins de randos, même si les moustiques ont essayé de nous en dissuader. Le temps était trop beau. Nous irons même à l’eau (avec la combi pour pouvoir y rester un peu). Ce sera frais mais utile pour le bateau et marrant. Ce petit séjour se clôturera par de la chasse car Max reviendra avec un canard.

Nous repartons vers Ilulissat le 26 juillet au soir pour y arriver le lendemain, moment où j’écris ces lignes.

Le but est d’y préparer le bateau puis de descendre rapidement au sud du Groenland et, si le temps le permet, de faire un passage dans le fjord Prins Christiansund. Ensuite, il sera temps de rentrer en France en passant brièvement par l’Irlande.

Objectif de retour : Fin aout (pourquoi pas le weekend du 26 aout ? Le temps nous le dira)

PS : Allez voir dans la galerie, il y a des nouvelles photos! 😉

Et voici une nouvelle mise à jour du blog ! L’après New York !

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Notre premier gros iceberg!

Bonjour à tous,

Nous voici maintenant dans la seconde partie du voyage, la partie froide ! Nous avons donc profités de 10 jours dans la grande pomme pour nous reposer, visiter la ville et voir Pierre (le frère de Fanny) et Rachel, qui habitent ici.

Malheureusement Fanny, ma chérie, rentre en France pour retourner au boulot. Il faut bien qu’il y en ait qui bossent ! Elle nous laisse donc tous les trois pour rallier Halifax, où Fanny, ma sœur et mes parents doivent nous rejoindre dans quelques jours.

Nous faisons un arrêt à Martha’s Vineyard pour laisser passer une dépression, petite ile très sympa par ailleurs. Nous rallions ensuite Halifax (un peu durement au départ car pas en grande forme et le temps est assez agité) en 3 jours pour passer notre dernière nuit en mer à essayer de résoudre une panne moteur…

Nous purgeons encore le préfiltre et prions pour que le moteur ne cale pas en arrivant au ponton.

Ça passe !

Nous retrouvons notre équipage temporaire prêt à en découdre. Il faudra néanmoins passer quelques jours à Halifax pour résoudre ce problème moteur. Nous en profiterons pour faire réviser les voiles.

Nous repartons ensuite au complet pour aller vers Saint Pierre, petite ile Française à la position géographique peu connue. La traversée se passe très bien, les mals de mer sont vaincus après une journée de navigation et nous mettrons même le spi toute la journée du lendemain. Notre équipage temporaire aperçoit une belle queue de baleine très tôt le matin (reste à faire homologuer l’apparition car aucun de nous ne l’a malheureusement aperçu, on les soupçonne d’avoir confondu le café avec le rhum au petit dej). Nous verrons ensuite un banc d’orques assez impressionnants avec leurs ailerons énormes.

L’arrivée sur Saint Pierre se fait durement avec brouillard et pluie. Mais une fois à terre, le soleil refait son apparition et nous pouvons profiter de l’ile pour les prochains jours. Les températures ont toutefois bien baissées. L’ile est très sympa et l’amarrage ou nous sommes est très agréable avec ses douches chaudes et son raccordement électrique au quai avec prises françaises. Cela fait du bien de retrouver un peu les coutumes du pays (avec vin et fromage).

Nous repartons quelques jours plus tard pour Terre Neuve. Nous nous arrêtons à Fortune pour refaire les douanes Canadiennes car nous sommes passés par la France. Même si nous n’avions pas l’impression d’avoir vraiment changé de pays.

L’arrêt suivant est Lamaline, petit port de pêcheurs plutôt sympa. Nous repartons le lendemain matin pour Burin, plus au nord. L’arrivée sur Burin est très jolie avec son fjord. Le temps est idéal et nous avons aperçu notre premier iceberg (un petit de loin). Nous passons un peu de temps à Burin puis allons sur Mortier. L’arrivée sur Mortier se fait tout doucement car il n’y a pas beaucoup de place. Nous trouvons la un quai idéal auquel nous nous amarrons. Une petite balade puis nous voyons un pêcheur rencontré la veille qui revient de la pêche. Homards pour tout le monde ce soir !

Nous traversons ensuite en direction de Placentia. Il fait beau puis nous tombons dans la brume puis sortons de la brume à environ un mile de la cote. Parfait. Nous passons le pont levant de Placentia en serrant les fesses – on a toujours l’impression que le mat va toucher ! Nous nous amarrons au port. Les ports ici sont très sympas car il suffit de se pointer et de s’amarrer. Ensuite le responsable du port vient nous voir et nous fait payer ou non en fonction de l’endroit. En plus les gens sont ultra gentils et sont généralement contents de nous voir et de discuter avec nous. Nous trouvons des quais ou nous amarrer un peu partout, même dans les petits ports de pêcheurs.

La navigation s’arrête malheureusement là pour notre équipage temporaire. Ils semblent tous contents. Fanny a plutôt bien résisté au mal de mer et a bien profité de la croisière. Les parents en ont bien profité également et cela a fait remonter quelques bons souvenirs. Nous montons sur St John’s avec eux pour visiter un peu l’endroit jusqu’au lendemain où ils prendront leur vol de retour (qui, pour la petite histoire, ne partait finalement pas de St John’s – Terre Neuve mais de St John’s – New Brunswick à quelques 1000km de là. Ils s’en tireront très bien car, s’en rendant compte 3h avant le vol, ils fileront à l’aéroport et pourront changer leur billet brillamment pour seulement 5€ de frais).

Nous rentrons tous les trois à Placentia pour y retrouver le bateau. S’offre à nous un nouveau problème, celui des glaces. Nous regardons comment remonter au mieux vers St John’s en bateau en évitant les glaces. Nous passons encore quelques jours à Placentia, ou nous rencontrons Philip et sa femme tenant le Philip’s Café, un café de pirates très cool !

Direction ensuite vers Ferryland pour se rapprocher de St John’s. Une journée de navigation et nos premiers icebergs ( !!!) plus tard, nous voici dans l’entrée du port. Un peu chaud car pas large et les vagues déferlent de part et d’autre de l’entrée. Une fois à l’intérieur, tout se calme et nous trouvons un petit bateau de pêche auquel nous amarrer. L’endroit est superbe (finalement un peu comme tout le reste de Terre Neuve !). Nous rencontrons ici Harry et Sue, qui ont une maison un peu plus haut avec une vue superbe sur la mer. Ils ont été adorables avec nous. Ils nous ont permis de prendre une bonne douche chaude, nous ont emmené pêcher la truite dans les lacs des environs, nous ont invité à manger plusieurs fois, Harry nous a même fait découvrir ses talents de guitariste-chanteur ! Incroyable ! Nous repartirons même avec notre petit pot de caramel fudge, notre CD dédicacé et des petits goodies de Ferryland. Cela sera une très bonne escale ! On y aura même trouvé du homard.

Ensuite, cap sur St John’s ! Nous partons très tôt car le pêcheur auquel nous étions amarré nous a fait savoir qu’il partira peut être pêcher tôt le matin. Il n’est pas là mais, réveillés, nous partons quand même.

Petite navigation jusqu’à St John’s, que nous connaissons déjà. Cela souffle pas mal à l’arrivée dans l’entrée du port. Nous nous amarrons au plus petit bateau de pêche que nous trouvons, entre deux gros remorqueurs et d’autres bateaux de pêche. Le Seagloo parait bien petit à côté.

Nous profitons de St John’s pour bricoler sur le bateau avant le Groenland. Nous rencontrons Nicolas, un français de St Pierre, marin, qui nous présente John, le capitaine de son bateau. Nous faisons une soirée avec eux et le lendemain, ils nous font visiter leur bateau. John nous offre une boite de cœurs de phoques et deux nageoires, restes de leur dernière chasse aux phoques. Ils repartiront quelques jours plus tard et nous aideront gentiment, à faire le plein d’eau et de gasoil au quai des pêcheurs. Cela nous arrange bien car il ne semblait pas qu’il y ait d’autre endroit vraiment pratique pour faire le plein.

L’endroit où nous sommes amarrés est vraiment cool car il nous permet de rencontrer des pêcheurs et d’autres marins. St John’s s’avère également être une ville très sympa. Nous nous remettons même à courir (nous avons chacun eu des remarques sur nos récentes belle joues… :p). Maintenant, nous attendons la bonne fenêtre pour pouvoir partir vers le Groenland. En effet, dans le coin, il faut être un peu plus attentif aux conditions météo car les dépressions sont nombreuses et la glace ne simplifie pas les choses. Cela devrait être pas mal pour vendredi mais cela peut évoluer bien sûr !

Bientôt, le Groenland ! 😉

PS : Allez voir la galerie, il y a pleins de nouvelles photos!

La traversée Nassau – New York

Traversee pour NY #8

Ah qu’il était bon le temps où un simple maillot de bain me couvrait déjà trop lors de mes quarts de nuits. Encore hier nous bravions 50Nds de vent complètement nus pour ne pas mouiller davantage nos caleçons. Et les paquets de mer chaude reçus en quantité n’étaient qu’une couverture offerte par dame nature, un encouragement à ne pas renoncer, la promesse que nos âmes seront lavées à la fin du mauvais temps, un coup de chien nécessaire après ces 2 mois d’apathie.

Mais quelle récompense? L’eau et l’air n’ont-t-ils pas chuté de 20°C? Et en même temps que leur température, n’ont-ils pas perdus leur couleur cristalline, remplacée par un vert foncé nauséabond? Non… Au sortir de mon duvet d’hiver, je crois a un rêve, un mauvais tour créé par quelques esprits maléfiques et qui n’auront rien trouvés de mieux que de tromper notre équipage!

Ou peut-être est-ce au contraire la fin d’un autre rêve. Une réalité tropicale, pleine de cocotiers, de poissons tropicaux et d’eaux chaudes où il fait bon se prélasser. Une réalité qui, évidemment merveilleuse, n’empêche pas le marin de se sentir piégé par un climat trop doux. Ce sable si blanc et si fin, et où notre corps s’enfonçait progressivement, engourdissait nos esprits. Pourquoi ce réfugier au creux d’un lagon turquoise quand le but du voyage, qui n’est rien d’autre qu’une aventure de jeunesse, est d’affronter les mers arctiques. Ici la vie est vivifiante! Le froid réveil, il affûte l’esprit trop longtemps endormi. Le brouillard qui se dresse autour de nous, si épais que l’on distingue difficilement la proue du bateau, n’est pas une barrière nous forçant à rebrousser chemin, mais un cocon de coton fait pour nous isoler du monde, et nous permettre de ressentir encore davantage les milles variations de notre environnement. Des odeurs de sapin ont remplacé l’odeur tiède des alizés. Les cris des oiseaux ont également changé. Et, oh merveille! Le retour des dauphins trop longtemps abandonnés.

Ici commence, la deuxième partie de notre voyage! Et à en croire son prélude, elle s’annonce grandiose!

 

Les Bahamas

Bahamas - Dean Blue Hole #1

Bahamas – Dean Blue Hole #1

Arrivée sur l’île Long Island (Clarence Town) pour commencer notre séjour aux Bahamas, l’île est moins touristique que celles plus au Nord mais réserve de beaux paysages. Les eaux turquoises sont bien là … les requins (dormeurs, citrons, récifs …) aussi ! Un peu plus au nord de Clarence Town se trouve le Dean Blue Hole, 2ème trou le plus profond au monde (202 mètres) et donc spot d’apnée prisé. Nous avons été chanceux car il n’y avait presque personne quand nous y sommes allés. L’endroit est magique, juste à côté du trou, l’eau ne fait que 50 cm de profondeur. Au retour nous sommes arrivés à l’heure de retour de pêche, les requins connaissaient le rendez-vous, ils sont tous arrivés d’un coup dans le port (allez-vous les photos dans la galerie !).

Puis direction Rum Cay, petite île tranquille où sommes restés pour quelques nuits. S’en suit Conception Island : autre île où on se croirait dans une piscine : eau bleue et totalement transparente avec le fond en sable blanc.

Direction ensuite George Town pour récupérer Pauline et Mooréa. Avec elles nous avons remonté les Exumas jusqu’à Nassau. Les Exumas sont assez touristiques mais on comprend vite pourquoi, c’est magique ! Des eaux très peu profondes avec des épaves accessibles en snorkeling (il paraitrait d’ailleurs que l’avion était celui de Pablo Escobar, allez-voir les photos dans la galerie). De nombreuses petites îles avec chacune leur attrait : iguanes sur Leaf Cay, la grotte thunderball à Staniel Cay (où James Bond plonge dans le film du même nom – « Opération tonnerre » en Français), cochons nageurs et sauvages (ou peut être plus trop maintenant avec tous les touristes qui les nourrissent) à Big Major cay …

Arrivée à Nassau pour faire nos visa pour les Etats-Unis, ils seront prêts très rapidement contrairement à ce que nous avions pu lire sur internet. En attendant les visas nous avons rencontré Barbara et Hubert pendant le week-end de Pâques : nous avons pour ainsi dire passé tout le weekend chez eux, et nous avons été bien gâtés ! Encore merci pour tout, Barbara et Hubert !

Iles Turques et Caïques

Iles Turques et Caiques #1

Quelques jours de repos aux iles Turques et Caïques. Encore peu connues mais qui nous ont parues, malgré le temps pas très beau, aussi belles et intéressantes que les autres îles visitées. Au programme : pêche  de langouste géante et poux de mer (plus connu sous le nom de cigale des mers 😉 ).

Les photos sont dans la galerie !